[Page Accueil BnF]

Ecritures précolombiennes
Déchiffrement

En bref
En savoir plus
Carte d'identité
Déchiffrement
Chronologie
Géographie

[Les dossiers pédagogiques]

[Sommaire du dossier Ecriture]

Difficulté du déchiffrement de l’écriture maya

Le déchiffrement de l’écriture glyphique a fait des progrès importants, en particulier depuis les années soixante-dix, après que fut « levé » un obstacle épistémologique de taille : la reconnaissance du caractère mixte, phonétique et logographique de l’écriture. Malgré les difficultés phonétiques dues au fait que l’on ne sache pas exactement quelle était la langue de base de l’écriture, on arrive à lire des séquences de plus en plus nombreuses, notamment sur les stèles, dont les textes sont courts et rapportent l’histoire des rois. Mais les progrès sont plus lents sur les autres supports : les codex, dont le déchiffrement est encore partiel, et surtout les céramiques, dont on pense que l’écriture obéit à une autre logique.

Un autre obstacle est constitué par la nature profonde de cette écriture que les épigraphes ont tendance à négliger mais sur laquelle les documents, coloniaux et contemporains, insistent : son caractère divinatoire et énigmatique. C’est comme si, dans notre alphabet, il nous fallait tirer au sort la valeur de certaines lettres. L’écriture maya se rapproche de formes de pensée, telle la cabale, dans lesquelles l’écriture résiste toujours à l’interprétation, car le sens dernier reste impénétrable à l’homme. Lire un texte était donc pour les Mayas une entreprise hasardeuse, risquée dans tous les sens du terme, car ce que nous appelons divination y jouait un grand rôle.

En bref
En savoir plus
Carte d'identité

Déchiffrement
Chronologie
Géographie


[Accueil] / [Dossiers pédagogiques] / [Sommaire Écriture]