Recueil de frottis d’inscriptions
Chine, XIXe siècle.
4 albums en accordéon,
ais de bois de santal,
32,5 x 25 cm.
Paris, Bnf, Mss or.

À l’instar des estampages d’inscriptions lapidaires, les frottis d’inscriptions sur bronze étaient rassemblés en albums.

Celui-ci porte une note manuscrite, datée de 1877, de la main d’un grand collectionneur d’antiquités, Chen Jieqi (1813-1884), ainsi que le sceau d’un autre collectionneur fameux, Duanfang (1861-1911), dont le surnom était Taozhai.

Devant l’entrée du sanctuaire, un homme tenant son fils à deux mains au-dessus de lui fait une offrande de mets fumants et d’une libation d’alcool. Ces figures pictographiques sont des « protographies » des caractères da, grand, un homme dressé les bras tendus, zi, le fils ; elles se rencontrent sur les vases les plus anciens.

Datable du milieu du VIe siècle avant notre ère, cette inscription longue de 150 caractères présente une écriture complexe et bien maîtrisée. Les graphies sont encore proches des premiers pictogrammes : comme par exemple

  • da, grand, dernier caractère de la deuxième colonne à partir de la droite,
  • zi, le fils, troisième et sixième caractères de la dernière colonne,
  • sun, le petit-fils (un fils tenant un écheveau de soie, évoquant le fil des générations).