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L'aventure des écritures
Lettres autographes et signatures

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Un recueil d'écritures manuscrites du XVIe au XXe siècle

Si l'écriture relève du code, si elle est nécessairement soumise au tyrannique empire du modèle, elle appartient pourtant au monde du geste. A ce titre, elle suit les mouvements de l'âme et de la pensée, elle porte l'empreinte des passions. Ainsi les écritures, ici rassemblées sont elles à la fois assez proches et cependant toutes dissemblables.

XVIe

XVIIe

XVIIIe

XIXe XXe
François 1er Boileau Chateaubriand Goethe Sarah Bernhard
Luther Colbert Montesquieu Lamartine Sacha Guitry
Machiavel Mme de Sévigné Rousseau Mallarmé
Rabelais Voltaire Alfred de Vigny

Souscriptions et signatures royales

La signature, dans l’acception moderne du terme, est une donnée relativement récente. Elle se construit entre le VIe et le XVIe s. autour de deux pratiques : l’écriture du nom propre et l’apposition autographe.

Elle se dégage peu à peu comme l’unique vestige d’un double dispositif :
– un très large système de signes d’identité à l’intérieur duquel l’image jouait un rôle prépondérant : armoiries, seings, sceaux, insignes, etc. ;
– un ensemble de signes de validation qui, par l’ordonnance de 1554 enjoignant aux notaires de faire signer les contractants des actes, accorde à la mention autographe une valeur juridique de garantie absolue.

Les premières « signatures » royales sont en réalité des souscriptions : elles ne comportent généralement pas de mention d’écriture autographe (c’est le référendaire qui écrivait pour le roi), et l’écriture du nom y est distincte du signe d’identité.

La signature est précisément ce qui réunit signe d’identité et écriture du nom : c’est le nom propre devenu image identitaire. Le monogramme constitue une première ébauche de cette mise en image du nom propre, mais il n’est en général que très faiblement autographe.


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