Niebuhr en 1770 isole des signes.

Relevé d’écritures cunéiformes sur un bas-relief de Persépolis
Gravure in Carsten Niebuhr,
Voyage en Arabie, 1774.
Paris, BnF, Estampes.
Les inscriptions mystérieuses sur les ruines des sites mythiques de Ninive ou de Persépolis intriguaient depuis plusieurs siècles les voyageurs. Certains en rapportaient des dessins et tentaient de les interpréter.

Mais l’aventure du déchiffrement débute réellement avec la publication, vers 1770, des relevés très précis de Carsten Niebuhr. Quelques temps auparavant, ce géographe danois avait profité d’une exploration en Arabie pour aller jusqu’à Persépolis, où il avait soigneusement recopié des inscriptions monumentales.

Il est le premier à discerner, sous les caractères cunéiformes disposés en trois colonnes, trois langues distinctes :

  • dans la première colonne, il isole quarante-deux signes différents et y voit un alphabet syllabique,

  • dans la deuxième il compte une centaine de signes,

  • dans la troisième il compte près d’un demi-millier de signes.