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Ecriture égyptienne
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[Les dossiers pédagogiques]

1. L’écriture égyptienne
2. L'écriture au quotidien
3. La calligraphie
4. L'apprentissage
5. Le hiéroglyphe : un signe figuratif

[Sommaire du dossier Ecriture]

4. L'apprentissage : le métier de scribe

Une position privilégiée, mais un dur apprentissage.


Le scribe accroupi
Calcaire peint aux yeux incrustés.
Paris, Musée du Louvre

En Égypte comme en Mésopotamie, ce sont les scribes qui ont fait l’écriture : ils l’ont inventée, mise au point, modifiée, voire même transformée, répandue et transmise par l’enseignement.

L’apprentissage de l’écriture était long et difficile, mais, dans un pays où la masse était analphabète, il donnait accès à un statut social élevé. Cependant, du rédacteur d’actes privés ou de l’employé d’administration aux scribes attachés aux grands temples ou au roi, l’éventail hiérarchique était assez large.

Une dizaine d’années était nécessaire pour assimiler les nombreux signes hiéroglyphiques et hiératiques. L’apprentissage reposait essentiellement sur la répétition : dictées, copies et recopies de grands textes de la période classique (Moyen Empire, soit vers 2000 à 1800 avant J.-C.), d’abord en écriture cursive, puis en hiéroglyphes. Les rouleaux de papyrus revenant cher, les écoliers s’exerçaient sur des tessons de poteries ou des éclats de calcaire, ou encore sur des tablettes de bois recouvertes de stuc, qu’ils pouvaient laver et réutiliser. Pour exercer leur mémoire et apprendre à lire, ils psalmodiaient ensemble. Ils avaient à leur disposition de véritables manuels scolaires, mais aussi des recueils de modèles de correspondance et des sortes de dictionnaires de mots classés par matière.

Les écoles rattachées aux palais et les "Maisons de vie" des temples, qui formaient les futurs copistes de textes sacrés, constituaient les piliers de la vie intellectuelle ; elles faisaient en même temps office de bibliothèques, d’archives et d’universités.

On a retrouvé de nombreux éloges de la profession de scribe, tel celui-ci :
« Elle te sauve du labeur, elle te protège de tous les travaux ; elle t’évite de porter la houe et la pioche : tu n’as pas à coltiner le couffin ; elle te dispense de manier la rame. Elle t’évite le tourment : tu n’es pas sous les ordres de nombreux maîtres, d’une multitude de supérieurs. Car de tous ceux qui exercent un métier, le scribe est le chef. »

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2. L'écriture au quotidien
3. La calligraphie
4. L'apprentissage
5. Le hiéroglyphe : un signe figuratif


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