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Ecriture égyptienne
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[Les dossiers pédagogiques]

1. L’écriture égyptienne
2. L'écriture au quotidien
3. La calligraphie
4. L'apprentissage
5. Le hiéroglyphe : un signe figuratif

[Sommaire du dossier Ecriture]

5. Le hiéroglyphe : un signe figuratif

L'écriture hiéroglyphique est figurative, c'est à dire que les signes qui la constituent sont des images représentant les éléments de l'univers pharaonique traitées selon les conventions propres à l'art égyptien.

L'écriture hiéroglyphique, en effet, ne s'oppose pas seulement à nos écritures occidentales par la nature de son système et les principes qui régissent le fonctionnment de ses signes, mais aussi extérieurement, par son apparence. Cette  apparence concerne à la fois la nature figurative des signes et leur mode d'agencement.

Considérons la stèle de Djed-khonsou-iouefankh ci-dessous, représentant le défunt chantant un hymne au soleil accompagné de sa harpe cintrée. Les inscriptions s'affichent dans un cadre devant le visage du dieu solaire, Ré-Horakhty, en six colonnes.


 La stèle de Djed-khonsou-iouefankh

Aussi ignorant que l'on puisse être des conventions de l'art égyptien, on peut identifier un certain nombre des signes qui composent cette stèle au premier coup d'œil :
l'étoile
l'oeil.

Pour d'autres signes, on procède en plusieurs étapes :

  • dans la catégorie des serpents, facilement identifiable
    en tant que telle, on distingue ici deux espèces différentes :
    - le cobra,
    - la vipère à corne, ou céraste.

  • dans la catégorie des oiseaux sont identifiables :
    - le faucon,
    - le poussin de caille.

Note : Catégories des signes classées par Gardiner

Tous les hiéroglyphes ne sont pas aussi facilement reconnaissables, parce qu'ils se réfèrent à un quotidien de la civilisation pharaonique qui ne nous est pas toujours clairement connu, et surtout parce que les hiéroglyphes, en tant que figures, sont soumis à certaines conventions picturales, comme nous l'avons déjà précisé, lesquelles peuvent consister parfois dans une forme de stylisation tout à fait particulière.

Dans l'exemple du harpiste (dont les inscriptions sont grossies ci-contre), les signes de la bouche, de l'avant-bras tendu, de l'avant-bras tenant un pain, de la jambe ou de la panicule de roseau ont subi une stylisation qui en rend la reconnaissance plus difficile. Les signes du vase, de la couronne rouge ou du dieu Ré-Horakhty ne sont identifiables qu'au prix d'une étroite familiarité avec la culture pharaonique ; Ils relèvent de spécificités dues à la civilisation et au mode de vie.


Retrouvez ces signes en cliquant sur l'image

Le style du scribe, l'époque à laquelle il écrit, la destination de son message, ou même sa compétence artistique, peuvent influencer le graphisme des signes, au point d'en rendre parfois la reconnaissance difficile. Voici quelques exemples de cette diversité.

écriture réaliste

recherche de la clarté

soin du détail

production en série

simplicité

Les représentations et les hiéroglyphes sont soumis aux mêmes conventions picturales qui persistent durant toute l'époque pharaonique, traversant tous les styles.

L'apparition de ces conventions précède bien évidemment l'invention de l'écriture.

On la constate dès la fin du néolithique par exemple sur la Palette de la chasse. Sur les palettes historiées la représentation humaine s'établit de façon définitive ; dès lors, les hommes - ici des chasseurs - sont figurés par un mélange de faces et de profils.

On peut retrouver les mêmes caractéristiques quelques temps après à l'époque de la naissance de l'écriture dans la Palette de Narmer où tous les personnages sont traités selon les mêmes conventions.

Il sera de même trois mille ans plus tard comme nous pouvons le constater dans ce relief du premier pylône du temple de Philae datant du 4ème siècle après Jésus-Christ.

extrait de la maquette du  cédérom sur "L'écriture hiéroglyphique égyptienne" réalisée par :
le Centre d'étude de l'écriture (direction : Anne-Marie Christin)
Direction scientifique : Pascal Vernus
Conception et réalisation : Narmine Sadeg
Université Paris 7 - C.N.R.S.

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