[Page Accueil BnF]

Ecritures indiennes
En savoir plus

En bref
En savoir plus
Carte d'identité
Mythe de naissance
Chronologie
Géographie

 

[Les dossiers pédagogiques]

1. Scribes et calligraphes
2. Les écritures indiennes et leur diffusion

[Sommaire du dossier Ecriture]

2. Les écritures indiennes et leur diffusion

Les premiers écrits déchiffrés de l'Inde historique sont les célèbres édits de l'empereur Asoka - circa 260-230 -, gravés principalement sur des rocs et des piliers, du nord de l'Inde (ainsi qu'en Afghanistan) à l'actuel État du Karnataka. Ces textes proclament la foi bouddhique de l'empereur. Ils sont en écritures kharosthi et brahmi (textes en langues indiennes), mais aussi en caractères grecs (texte grec) et araméens (texte araméen).

La kharosthi fut utilisée du IIIe siècle avant au IIIe siècle après notre ère en Inde, quelques siècles de plus en Asie centrale (manuscrit Dutreuil de Rhins ci dessous), puis elle disparut.
Dhammapada
Texte antérieur au IIe siècle de notre ère.
Langue gandhari.
Paris, BnF, Manuscrit orientaux, pali.

La brahmi (dont une tradition attribue la création à la divinité Brahma) est parfaitement développée au IIIe siècle avant notre ère et donc bien antérieure à cette époque. Elle est adaptée à la phonologie des langues indiennes. Elle peut marquer précisément tous les sons (consonnes, voyelles, consonnes liées à des voyelles ou à d'autres consonnes) des langues indiennes ; elle distingue les vocalisations longues des brèves (par l'addition d'un trait horizontal ou vertical) et possède un caractère spécial pour chaque voyelle isolée.

De la brahmi dérivent toutes les autres écritures indiennes. Après les édits d'Asoka se développèrent des styles régionaux de brahmi. L'un d'eux est l'écriture dite kouchane, du nom de la dynastie kouchane (Ier siècle-moitié du Ve siècle).

Après la brahmi, la grande écriture indienne est celle dite gupta, du nom de la dynastie gupta (IVe siècle-début du VIe siècle), qui s'est répandue dans le Nord de l'Inde. À partir du VIIe siècle apparaît l'écriture indienne la plus connue, la nagari ( la " citadine "), surtout employée dans le Nord de l'Inde, et qui a pris diverses formes régionales. Dans le Sud de l'Inde, à partir de la brahmi, trois types se sont progressivement détachés : kannada, télougou et tamoul. Ces écritures du sud, mais parfois aussi certaines du Nord, se répandirent à partir des IIe-IIIe siècles en Asie du Sud-Est, y inspirant des styles régionaux particuliers : dans le pays cham (une partie de l'actuel Vietnam), au Cambodge, en Thaïlande, en Birmanie ainsi que dans l'actuelle Indonésie.

  ka kha ga gha na dans les différentes écritures indiennes  :

1. Kouchane (Ier-Ve siècle)
Répandue jusqu'en Asie centrale où elle sert à transcrire des manuscrits bouddhiques.

2. Gupta (IVe-VIe siècle)
Nord de l'Inde. Donne naissance à de nombreux types d'écriture, au Cachemire et en Asie Centrale.
3. Siddham (à partir du VIIe siècle)
Issue de la gupta, elle est associée à la diffusion du bouddhisme tantrique au Népal, en Chine et en Asie centrale.
4. Nagari ou " citadine " (à partir du VIIe siècle)
Écriture indienne la plus connue. Elle a donné naissance à des types particuliers comme la jaina, la gujarat, la népalaise et l'udiya.
5. Gujarati
Répandue dans la région de Goujarate.
6. Népalaise (à partir du XVIIe siècle)
7. L'udiya
Répandue dans la région de l'Orissa.

8. 9. 10.. Écritures du sud de l'Inde.
Trois types se détachent progressivement à partir du IIIe siècle : kannada, telougou et tamoul.
11. Singhalaise
Ecriture particulière aux formes calligraphiques qui s'est développée à Ceylan .

 (extrait du catalogue de l'exposition "L'aventure des écritures : naissances")

1. Scribes et calligraphes
2. Les écritures indiennes et leur diffusion


[Accueil] / [Dossiers pédagogiques] / [Sommaire Écriture]