
Prières magiques (extrait),
caractères à lunettes,
éthiopie, XXème s.
Paris, BnF, Manuscrits orientaux,
Ethiopien. |
En dehors du groupe des écritures
dérivées du
phénicien et de
l'araméen, figurent plusieurs
écritures dont la plupart ont disparu (thamoudéen,
dévanite, haséen, safaïtique) ; mais
l'écriture éthiopienne est
toujours en usage.
Elle se rattache directement à l'alphabet
ougaritique par l'intermédiaire d'une écriture sud-arabique
(sabéenne ou himyarite) transportée en Afrique, dans
la région abyssine, vers le IIe s. av. J.-C. ; l'écriture fut
peu à peu aménagée et l'on passa d'un
système consonantique
à un système
syllabique.
Les premières inscriptions en
ge'ez (langue sémitique officielle de l'empire d'Axoum)
datent du IVe s. de notre ère, époque où florissait
une dynastie puissante, qui reçut des influences grecques et sous
laquelle eut lieu la conversion au christianisme. Un dialecte emprunté
au ge'ez, l'amharique, prit le relais (dynastie
de Choa). On ajouta de nouveaux caractères à l'ancien syllabaire.
Ce système a une grande ressemblance avec les écritures de
l'Inde où la voyelle est inhérente à la consonne. |