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  Tablette de scribe
Thèbes, Haute-égypte, fin de la Troisième Période intermédiaire (?), environ VIIesiècle av. J.-C.
Bois, encre au carbone (écriture hiératique)
13 x 13,4 ; épaisseur : 1 cm
Musée du Louvre, Antiquités égyptiennes E 17173 (legs Ph. Virey)
 
Cette tablette d’aspect carré est constituée de fragments de bois assemblés grâce à des tenons. Les faces les plus grandes sont polies et le côté droit, où commencent les lignes de l’inscription, comporte deux trous obliques se rejoignant afin de permettre le passage d’une ficelle aux fins de suspension. Contrairement aux tablettes antérieures à la fin du Nouvel Empire, vers 1070 avant J.-C., celle-ci n’est ni rectangulaire ni recouverte du stuc imperméable qui rendait la surface réinscriptible après effaÇage.Une seule des faces est écrite : elle comporte un extrait d’un texte littéraire connu sous le nom de « Sagesse d’Aménémopé » comprenant un vers sur deux, les vers manquants étant remplacés par des dates et des noms propres. Ces éléments identifient notre objet comme une tablette d’apprenti scribe : l’apprentissage de la cursive hiératique se faisait par la copie et la dictée de textes littéraires ainsi que de listes de noms propres. Les dates inscrites sont celles des sessions d’écriture : neuf jours séparent le premier vers tracé du quatrième. L’étude de ce type d’objet, tant par les textes qui s’y trouvent et les fautes commises par les élèves que par les dates mentionnées, permet de préciser les procédés d’apprentissage du métier de scribe, vanté par tant d’écrits littéraires égyptiens.