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  Stèle magique
égypte, Basse époque, VIIe -Ve siècle av. J.-C.
Pierre (grès silicifié ?)
10 x 5 cm
Musée du Louvre, Antiquités égyptiennes, AF 12540
 
Cette petite stèle appartient à un type appelé « stèles d’Horus sur les crocodiles » du fait de son iconographie. Apparaissant vers la fin du Nouvel Empire (vers 1100 avant J.-C.), elles se présentent jusqu’à l’époque gréco-romaine sous cette forme ou bien tenues par un personnage. Leur taille et leur matériau sont variables. Le texte hiéroglyphique occupe généralement toute la surface disponible autour du tableau central et des vignettes. Il vise à garantir la guérison d’un homme piqué par un scorpion ou mordu par un serpent : le malade devait boire l’eau ayant ruisselé sur le monument, se chargeant ainsi de la vertu curative des formules. Pour renforcer leur efficacité, ces formules sont replacées dans un contexte mythologique explicitant les circonstances de leur élaboration. L’iconographie de la face centrale est liée à ce récit : un garÇonnet empoigne des animaux venimeux (serpents, scorpions) ou néfastes (lion, oryx). Il s’agit d’Horus, fils d’Osiris et d’Isis caché dans les marais du Delta pour échapper à Seth, le meurtrier de son père. Terrassé par le venin d’un animal, Horus est guéri grâce à l’intervention du dieu soleil Ré et aux paroles de Thot, dieu de l’écriture, consignées ici de faÇon abrégée. Le texte, se lisant de droite à gauche, débute au dos puis continue sur la face avant, puis sur les faces latérales gauche, puis droite.