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  écorce agalloche, Pormuniyan, recueil de recettes médico-magiques
Sumatra, XIXe siècle
Liber d’agalloche
9 x 6,5 cm
BnF, Manuscrits orientaux, malayo-polynésien 288
 
Ce recueil de médecine en langue et écriture batakes, est écrit sur liber d’agalloche. Le liber, ou aubier, est la partie tendre qui se forme chaque année entre le bois et l’écorce proprement dite d’un arbre. L’agalloche, un bois précieux de l’Inde orientale et de l’Asie du Sud-Est, est une euphorbiacée dont les concrétions odoriférantes, apparentées au bois de santal, sont connues aussi sous le nom de « bois d’aloès » ou de « bois d’aigle » (aquilaria agallocha). Dioscoride, au i¤ siècle après J.-C., cite l’« agallochon » comme support d’écriture. On ôte ensemble de l’arbre liber et écorce dure ; celle-ci étant ensuite raclée, on obtient une longue bande relativement souple qui, une fois couverte d’écriture, pliée en accordéon et fixée entre deux plats de bois souvent sculptés, constitue alors un pustaha, c’est-à-dire un livre. à Java, l’aubier est martelé avec des marteaux de cuivre.