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  Parabeïke, histoire du prince Laksanavong
Thaïlande, XIXe siècle
Papier
11 x 35 cm
BnF, Manuscrits orientaux, indochinois 292
 
La forme dite parabeïke pour les livres est connue dans toute l’Asie du Sud-Est ; le terme provient probablement d’un mot sanscrit signifiant « couvrir », « entourer », et désigne un support fait d’une seule longue feuille de papier (plutôt blanche pour les œuvres élaborées, avec des peintures, et plutôt noire pour les archives, mais ce n’est pas toujours le cas, comme on peut l’observer ici), pliée en accordéon et écrite recto verso ; on en trouve aussi en or, argent ou cuivre ; l’avantage de ce support est que l’on peut le lire page par page, mais aussi le déployer en un large panorama très impressionnant lorsque des peintures s’étalent sur plusieurs pages. Cet épisode du Ramayana, orné de peintures, est copié sur un papier fabriqué à partir de fibres de bambou, puis laqué ; l’encre, jaune ici, peut également être blanche ou orange.