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  Fragment d’un recueil des épîtres de saint Paul
Jérusalem, 902
Parchemin
15,5 x 11 cm
BnF, Manuscrits orientaux, arabe 6725
 
Un certain David d’Ascalon (Dâwud al-’Asqalânî) copia à Jérusalem ce recueil des épîtres de saint Paul, dont une partie plus importante est conservée au mont Sinaï. Il s’agit là d’un des plus anciens textes arabes des épîtres, traduit d’après un texte grec ou un texte syriaque différent des textes reÇus. La copie de textes religieux chrétiens sur parchemin ne semble pas avoir connu de rupture dans cette région et on peut remarquer qu’à la différence des corans contemporains, le format de ce manuscrit est vertical. Le système de différenciation des consonnes par des points ou groupes de points placés au-dessus ou en dessous des lettres est celui que l’on utilise actuellement et les voyelles ne sont pas notées. Le style d’écriture est particulier aux livres non-coraniques, bien que, dans la forme des lettres, on retrouve certains traits communs avec l’écriture des corans. Les cahiers sont numérotés en lettres grecques. Le décor, du moins dans la partie conservée ici, est réduit à des signes en forme de croix à la fin des épîtres et au choix de l’encre rouge pour les titres.