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  Parchemin réparé, bréviaire franciscain
Ratisbonne (?),XIIIe siècle (vers 1272)
Parchemin
18,5 x 14 cm
BnF, Manuscrits occidentaux, latin 1045
 
Il est assez fréquent de rencontrer dans des manuscrits des restaurations anciennes de parchemin vraisemblablement contemporaines de la fabrication. Le plus souvent, ce sont les bords des feuillets qui ont été déchirés et qu’il faut consolider. Deux procédés différents peuvent être employés. En général, le parchemin est cousu au moyen d’un fil plus ou moins grossier ou d’une ficelle, voire d’un lacet de parchemin ; parfois également, on a eu recours à un collage ; la broderie représente une exception.Dans le cas présenté ici, la restauration a été effectuée avec de la soie verte et rouge, suivant une technique au point fort complexe d’où résulte un dessin en dents de scie ; le travail est d’une grande minutie. Peu d’autres exemples sont connus : un psautier du XIIIe siècle (vers 1260) venu de Suisse (BesanÇon, B. M., 54) ; une bible du XIIIe siècle d’Italie du Nord (BnF, latin 10423). Sans doute faut-il attribuer à des communautés religieuses féminines la possession de manuscrits ornés de tels travaux d’aiguille.