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  Recueil de textes tantriques en tibétain
Chine, Dunhuang, Xe siècle
Manuscrit, encre sur papier teint en rose saumon
4,5 x 14,8 cm
BnF, Manuscrits orientaux, Pelliot tibétain 117
 
Forme métissée issue du rouleau chinois et des liasses d’ôles indiennes superposées, l’accordéon est bien attesté à Dunhuang au Xe siècle. Plusieurs centaines d’exemples en ont été retrouvés, le plus souvent fragmentaires. Neuf sur dix portent des textes en tibétain, copiés selon des lignes horizontales après pliage des feuilles de papier assemblées par collage. Plus rares sont les textes chinois : et le petit livre de dévotion de même provenance et de même époque (Pelliot chinois 3760), complet, montre la forme ultime de l’accordéon chinois. Le texte est calligraphié, d’une écriture appliquée et peu habile, en colonnes à l’intérieur de réglures tracées en rose. Les raccords des feuilles, de longueurs inégales, sont dissimulés au niveau des pliures. La couverture est ici une simple couvrure de papier bleu. Cette forme de « reliure » en accordéon (en chinois jingzhezhuang, « reliure pliée des sûtras ») sera adoptée presque exclusivement pour les éditions imprimées du Canon bouddhique chinois à partir du XIIe ou XIIIe siècle, alors que les premières éditions des Xe et XIe siècles s’étaient conformées à l’usage du rouleau, qui était celui de la tradition des copies manuscrites.