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  Murasaki Shikibu Genji monogatari , « Suetsumu-hana » et « Yomogyû », Le Dit du Genji, chapitres « La fleur dont se cueille la pointe » et « L’impénétrable armoise »
Japon, début du XIXe siècle
Papier
19,5 x 15,8 cm
BnF, Manuscrits orientaux, japonais 5340 (3) et (1)
 
à l’époque d’Edo (1603-1867), où fleurissait la xylographie pour la production du livre, la pratique du manuscrit ne disparut pas pour autant. Copie tardive datable du début du XIXe siècle, ces deux fascicules tirés de l’un des chefs-d’œuvre de la littérature japonaise du début du XIe siècle sont brochés après pliage des feuilles écrites recto verso et assemblage de deux cahiers. Il s’agit d’une forme ancienne proprement japonaise - appelée retchô-sô ou tetchô-sô - notamment utilisée pour des manuscrits littéraires et poétiques en écriture syllabique. Le format plus ou moins proche d’un carré, dit masugata-bon , est très fréquent pour ce type de manuscrits. La cordelette de soie n’est ici visible qu’au milieu de chacun des deux cahiers. La couverture en brocart porte le titre du chapitre « Suetsumu-hana », calligraphié à l’encre noire sur une petite bande de papier verticale (daisen ), ornée de motifs végétaux tracés à l’encre d’or et parsemée de paillettes d’or. Le texte est calligraphié sur papier de torinoko, selon le procédé dit « papier à trame » (nunome-gami ).