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  Traductions d’élèves drogmans à Constantinople
Constantinople, début du XVIIIe siècle
Papier

BnF, Manuscrits orientaux, suppl. turc 884, 894, 901
 
Au début du XVIIIe siècle, de jeunes FranÇais destinés à la carrière diplomatique étaient envoyés à Constantinople pour apprendre les langues orientales chez les capucins, à l’école dite des « Jeunes de langue » ; ils y réalisèrent, dans le cadre de leurs études, de nombreuses traductions, copiant de leur main, dans un même volume, texte turc et traduction franÇaise. Il est intéressant de constater que le franÇais, écrit à la plume d’oie, est consigné sur du papier mat, tandis que l’ottoman, réalisé au calame, est tracé sur un papier glacé, cet outil exigeant en effet un papier extrêmement lisse. Depuis plusieurs siècles déjà, dans l’Empire ottoman, le papier était en partie importé de diverses régions d’Europe, comme l’Italie ou la France, puis retraité selon les nécessités, notamment pour le lissage et la coloration. Les trois ouvrages présentés montrent ces différences. Leurs reliures orientales ont été faites à Constantinople.