patience...
 

  Feuille d’or
Saïgon, 1943
Or
70 x 35 mm ; 4,07 g
BnF, Monnaies, Médailles et Antiques, 1994-468
 
Dans le cas de supports précieux, la valeur des monnaies ne repose que sur celle de la matière dont elles sont constituées : elles portent alors des inscriptions permettant d’assurer à l’utilisateur la réalité de cette valeur, soit une marque de l’émetteur qui garantit son produit, soit une indication précise de qualité. Sur les lat d’argent ou « langues de tigre » du royaume du Laos, la garantie est double : il y a d’une part le poinÇon de la cour de Vientiane, mais aussi la disposition des petites protubérances obtenues par rochage, c’est-à-dire en déposant des gouttes d’acide formique sur le métal en fusion au cours du refroidissement. Sur les lingots chinois destinés aux hôtels des impôts, on frappe au moyen de coins la nature du métal et le nom du canton, qui est donc responsable en cas de fraude sur l’aloi ; sur le lingot du canton de Fushun, on a indiqué qu’il s’agit d’argent wenyin c’est à dire à 935 ‰ de fin. La qualité de l’or de la plaquette vietnamienne est donnée en franÇais, en vietnamien et en chinois, et garantie par le nom du fabricant, la firme TÍn Hãnh de Saïgon ; l’inscription est obtenue par le pressage de la feuille d’or sur une matrice portant l’inscription en positif, ce qui est le principe des bractéates.