patience...
 

  Blaise Cendrars. Lettre à Robert Delaunay, sur un paquet de cigarettes
France, 1er septembre 1915
Carton
28 x 8 cm
BnF, Manuscrits occidentaux, nouv. acq. fr. 25650, f. 100
 
Quelques lignes griffonnées au dos d’un paquet de cigarettes pour « poilus » : Blaise Cendrars, engagé volontaire sur le front (il y sera grièvement blessé un peu plus tard et perdra le bras droit), écrit à son ami, le peintre Robert Delaunay, pour lui parler de ses tableaux, de la guerre, de son souci de ne pas « se faire crever la peau », même s’il « ne regrette rien »… émouvante lettre de soldat, mais aussi, sous sa forme la plus élémentaire, lettre-objet doublement évocatrice de la guerre : d’un côté les mots du poète inventeur de la modernité, de l’autre l’emballage tricolore recyclé, par jeu ou par nécessité, en support d’écriture.