Postures et sens de l’écriture

 
  Dans l’iconographie égyptienne, le scribe est représenté dans deux attitudes spécifiques.
 
  Posant un genou à terre ou courbé, il tient le rouleau de papyrus enroulé dans la main gauche, le pinceau à peu près à angle droit par rapport au support. Cette position est adaptée à une écriture en colonnes verticales de haut en bas et de droite à gauche (puisque le rouleau se déroule vers la gauche). Quand une colonne est terminée, on enroule à nouveau le rouleau ; quand la copie est terminée, on le déroule en entier pour le rouler dans l’autre sens.
 

Le scribe accroupi
Calcaire peint aux yeux incrustés.
Paris, Musée du Louvre
Le scribe peut être assis en tailleur, le rouleau est déroulé sur ses genoux et il le tient de la main gauche. La ligne commence toujours à droite, habitude déjà prise lorsque le scribe écrivait en colonnes verticales. Pour des raisons de confort, comme en Mésopotamie, c’est avec la position assise qu’a dû naître l’habitude d’écrire selon des lignes horizontales : on comprend bien en effet que, debout avec le rouleau vertical en face de lui, le scribe ne risquait pas d’effacer les colonnes avec sa main ; en revanche, une fois assis, il devait faire un effort pénible de contraction musculaire pour ne pas courir ce risque.