Supports variés selon les usages


Effaçables ou glorieux, éphémères ou éternels, neutres ou magiques, choisis ou improvisés, parfois insolites, les supports, dans leur foisonnante diversité, attestent une infinité de variations dans leurs relations avec le texte, infinité qui se déploie entre les deux extrêmes du texte-roi et du support prépondérant mais recouvre un unique empire : celui de l’usage.

L’exemple de la société touareg  (raconté par Mohamed Aghali Zakara) utilisant à l’intérieur d’une même culture une gamme très diversifiée de matières, choisies en fonction des messages, nous a semblé pouvoir introduire avec bonheur à cette foisonnante variété qui caractérise les supports de l’écrit.

  

Piste pédagogique :

• Repérer dans l’environnement immédiat les diverses matières et formes utilisées pour l’écriture : livres, affiches, journaux, tracts, murs, panneaux, corps,, etc., puis les classer par couples d’opposés : dur-mou, sec-humide, fixe-mobile, solide-fragile, lumineux-obscur, petit-grand, lisse-rugueux, etc. La différence de consistance entre les matériaux a-t-elle une influence sur les gestes et les outils utilisés ? Comparer par exemple les outils et les gestes nécessaires pour écrire sur une matière molle comme l’argile dans laquelle on peut imprimer, et la difficulté du travail des lapicides qui doivent arracher leurs lettres à la pierre dure. Ou encore la fluidité de l’écriture sur un support qui glisse et la difficulté de lier entre elles les lettres sur un support rugueux.

• Inventorier les fonctions de l’écriture : publique-privée, éphémère-éternelle, profane-sacrée, etc. Déterminer comment la fonction assignée à l’écriture peut dicter le choix d’un support.