Ecrire sur la cire

 

Tablette de facteur, Rouen, 1849
 
 
Tablette coranique en bois, Soudan, XXe s.
Dès le début de l’écriture, le bois a servi dans toutes les civilisations aux notes, brouillons, comptes ou exercices d’écoliers. Les tablettes étaient enduites de stuc ou de cire puis écrites à l’aide d’un calame et d’encre ou d’un stylet pointu, et il suffisait de les laver ou d’un lisser la surface pour les effacer.

En Grèce et à Rome, on se sert des rouleaux, des volumen de papyrus, des ostraca, mais on utilise aussi pour les missives privées des tablettes de cire réutilisables constituées de planchettes de bois, de la dimension de la main, protégées par des bords surélevés et des couvercles décorés.

Les Romains écrivaient, comme les Grecs, en majuscule dans la pierre et utilisaient les minuscules pour les tablettes de cire. L’emploi d’un stylet d’ivoire, d’os ou de métal était adapté à la cire. Tiro, le secrétaire de Néron, utilisait stylet et tablettes de cire pour "sténographier" les discours du grand orateur. Son stylet de bronze comprenait deux parties : une tige pointue, qui donne à la trace une épaisseur constante, et une palette. La palette, légèrement concave, servait à effacer les lettres.

Couramment employées dans l’Europe médiévale, en même temps que le parchemin, elles ont disparu peu à peu avec la généralisation du papier.

Les tablettes de cire ont largement servi à noter des textes d’usage éphémère : comptes, brouillons, exercices d’écoles. Le polyptyque de douze tablettes présenté ci-dessous contient des comptes en allemand se rapportant aux pays de Brunswick et de Grubenhagen. Dans son étui en cuir il pouvait être porté en bandoulière ou suspendu à la ceinture.

 
Comptes sur tablettes de cire Allemagne, début XVIIe