patience...
 

 
Partie d'échecs et figures allégoriques représentant les pions

Jacques de Cessoles, Le Jeu des échez moralisé. Traduction de Jean de Vignay. Paris, pour Antoine Vérard, 1504, 2°. Frontispice, bois gravé.
BNF, Arsenal (Ars 4 S 45 76 rés.)

Vers le milieu du XIVe siècle, le Liber de moribus... de Jacques de Cessoles fut traduit en français par trois auteurs différents, chacun proposant une traduction assez éloignée de l'original. Celle qui rencontra le succès le plus solide fut celle d'un certain Jehan de Vignay (personnage sur lequel nous ne savons presque rien), dédiée au duc de Normandie Jean (le Bon), futur roi de France. L'édition imprimée pour Antoine Vérard, présentée ici, est la première de cette traduction française. Elle est accompagnée de deux textes didactiques : L'Ordre de chevalerie et le Livre de Melibee et de Prudence d'Albertano da Brescia. Antoine Vérard a fait précéder cette édition d'une dédicace adressée à une "très haute, puissante et excellente dame". Il s'agit de Louise de Savoie, mère du futur François Ier.
Le grand bois à pleine page en tête du volume montre un couple royal jouant aux échecs (sur un échiquier à trente-six cases mais avec des pièces allongées très "modernes"). Dans les compartiments latéraux, on voit différents personnages symbolisant tout ensemble les pièces et plusieurs métiers ou états de la société.