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Aux VIe-VIIe siècles,
pèlerins bouddhistes et marchands essaiment le jeu indien le long
de la route de la Soie jusqu'en Chine. Bien accueilli, le jeu est investi
par les propres traditions de l'empire du Milieu et devient le xiang
qi, "jeu des figurines d'ivoire". Transformé en "général",
le roi reste confiné dans quatre cases, dites "forteresse
impériale". Deux nouvelles pièces sont introduites :
les "canons". La table de jeu devient rectangle, scindée
en deux par un espace médian symbolisant le fleuve Jaune sacré.
Placées aux intersections, les pièces ne se déplacent
plus suivant les cases mais le long des lignes. Les règles sont
modifiées pour accélérer le jeu, jugé trop
lent en ouverture. À la fin du Xe siècle,
les parties s'achèvent rapidement, autour du vingtième coup.
Au fil du temps, le xiang qi est devenu le jeu favori des classes
populaires, l'élite lui préférant le wei qi,
ancêtre du jeu de go.
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