Le pion

Peu ou pas de changement pour les pièces subalternes, les baidaq arabo-persans devenus pedes dans l'Occident latin. Ce qui donne en ancien français le paon, puis le "piéton" et enfin le "pion". Ainsi les plus anciennes pièces conservées sont-elles de simples pions ou fantassins.

Son déplacement n'a guère évolué depuis le jeu indien. Les différences principales restent l'absence du double déplacement au premier coup, l'impossibilité de la prise en passant, et une promotion limitée au firz (vizir).

Étant individuellement la pièce de l'échiquier la plus faible, le pion possède de nombreux atouts et une force potentielle qui imposent le respect lorsqu'il est en groupe. Représentant l'infanterie, ils sont littéralement "massacrés" dans le jeu médiéval. C'est au XVIIIe siècle que le Français Philidor (1726-1795) donne aux pions leurs lettres de noblesse : "Ils sont l'âme des échecs ; ce sont eux uniquement qui forment l'attaque et la défense ; de leur bon ou mauvais arrangement dépend entièrement le gain ou la perte de la partie."

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