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l'aventure des écritures

Méso-Amérique : l'ambiguïté des écritures précolombiennes

C'est un livre naturel car il n'a été fabriqué par personne. Le livre tourne seul ses pages. Chaque jour s'ouvre une page et si quelqu'un veut la tourner intentionnellement, il saigne parce qu'il est vivant.
Mythe de l'origine du livre glyphique.


Olmèques

Dans l'Amérique précolombienne, où coexistent civilisations de l'écrit et civilisations de tradition orale, seule l'Amérique centrale a vu se développer une tradition de l'écrit. Elle commence vers 2000-1500 avant J.-C. avec les Olmèques, dont le calendrier comprend des signes gravés (glyphes) associés aux différents éléments chronologiques (jour, année, cycle...).

 

Zapotèques

À partir de 600 avant J.-C., les Zapotèques développent un système où voisinent signes chronologiques et non chronologiques ; il sert à commémorer les conquêtes, à noter le nom des souverains vainqueurs, des villes soumises, et à fixer les dates des événements relatés.

 

Mayas

Entre le IIIe et le Xe siècle de notre ère, la brillante civilisation maya manifeste un goût sans précédent pour l'écriture qui recouvre alors stèles, linteaux, panneaux, frises, objets mobiliers... Elle sert à enregistrer le temps et à inscrire les événements marquants de la cité.

 

Nahuatls

À partir du XIe siècle, la civilisation nahuatl investit le plateau mexicain et développe jusqu'à l'arrivée des Espagnols (1519-1521) une écriture pictographique dont le livre peint est le support privilégié. Les liens graphiques (lignes, pointillés, chemins, traces de pas) qui structurent les textes aztèques qui nous sont parvenus réunissent personnages et pictogrammes gravés (glyphes) ; ils indiquent en même temps les ordres de lecture préférentiels d'une écriture dont les éléments se déploient avec une grande liberté.

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