fermer
l'aventure des écritures

Le maya : le culte de l'ambiguïté

L'écriture maya est apparue à partir de 300 av. J.-C.. À en juger par les documents que nous possédons, chaque mot a d'abord été représenté par un dessin, puis le système a été complété par des signes phonétiques notant les syllabes. Cette évolution a été facilitée par le fait que la majorité des mots mayas sont monosyllabiques.

Ce qui caractérise le système maya, c'est sa polyvalence : chaque signe peut avoir plusieurs sons, et chaque son, plusieurs sens. Au milieu de l'époque classique (aux alentours du VIIe siècle), l'invention du complément phonétique a permis d'indiquer la bonne lecture parmi plusieurs possibles. Cette détermination n'exclut pas la pluralité de sens pour un même son. Par exemple, il existe quatre manières d'écrire "Yax Pak", Première Aube, nom d'un chef de Copan.

L'écriture maya propose ainsi une lecture combinatoire qui complexifie le jeu de sons et de sens. Ce caractère ludique de l'écriture permet au sens de rester ambigu et énigmatique, comme le montrent les textes de l'époque coloniale.
En même temps que l'écriture s'est précisée pour noter l'histoire des rois, elle est aussi devenue plus flexible pour autoriser les manipulations d'ordre mythique et politique. Cette polyvalence est d'autant plus complexe qu'il est vraisemblable que l'écriture maya se lisait en plusieurs langues.

sommaire
haut de page