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l'aventure des écritures

Le nahuatl : une écriture à découvrir

Le système d'écriture nahuatl des Aztèques est aujourd'hui encore largement indéchiffré. À mi-chemin entre la simple figuration pictographique *, l'idéogramme * et le symbole phonétique, l'écriture nahuatl est composée de trois éléments :

- des personnages, facilement identifiables ;
- des compositions symboliques (les glyphes) ;
- des signes arbitraires, liens graphiques ou plastiques, qui relient glyphes et personnages entre eux.
 
Les glyphes se caractérisent par leur souplesse. Ainsi, l'élément chalchihuitl, "jade", peut prendre des aspects sensiblement différents selon le contexte dans lequel il est employé.

 

Pour transcrire les noms propres, notamment ceux des villes, les Aztèques ont eu recours au rébus à transfert ; par exemple, le nom Coatitlan, signifiant "près des serpents", se transcrit à l'aide du pictogramme désignant le serpent (coatl) auquel on ajoute le pictogramme "dent" (tlan), homonyme de "près de". Au lecteur de comprendre, d'après le contexte, qu'il ne s'agit pas de la "dent du serpent" mais de la ville "près des serpents".
 
L'écriture aztèque joue sur les deux tableaux du son et du sens. Les deux possibilités d'interprétation, idéographique ou phonétique, sont offertes au lecteur.

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