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l'aventure des écritures

La part du son

Les exemples cunéiforme, égyptien ou chinois démontrent bien qu'il n'existe pas de système purement idéographique. Ces systèmes, qu'on appelle plutôt idéophonographiques, constituent très tôt des synthèses originales où se combinent et se modulent, avec une grande liberté, notation du sens et notation du son.
 
Chacun de ces systèmes conserve une relative autonomie par rapport à la langue, utilisant par exemple pour transcrire les idées abstraites le rapprochement de deux ou trois signes pictographiques ou, pour faciliter la lecture, des déterminatifs de classification ne se prononçant pas. Chacun parvient toutefois, en jouant avec les homophones *, à transcrire tous les éléments de la langue dont il a besoin.
 
On retrouve dans les écritures méso-américaines, maya et nahuatl, comme dans certaines écritures du continent africain, cette même complexité poussée parfois, selon le génie propre des cultures, jusqu'à la densité de l'énigme.

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