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l'aventure des écritures

Les systèmes phonographiques

Dans les systèmes alphabétiques, fondés sur une analyse rigoureuse des plus petites unités phoniques du langage - consonnes et voyelles -, on représente chaque phonème * par un signe : on peut ainsi noter facilement les sons, indépendamment de leur sens.
 
Dans les systèmes syllabiques, indiens ou éthiopien notamment, un signe représente une syllabe, c'est-à-dire qu'une seule unité graphique sert à transcrire un ensemble consonne-voyelle (/ba/), voyelle-consonne (/ab/), consonne-voyelle-consonne (/bab/). Il peut exister un signe pour une voyelle isolée, mais elle est alors considérée comme syllabe monolitère et non comme voyelle.
 
Les systèmes mixtes combinent signes alphabétiques et syllabiques.

L'invention de l'alphabet

L'invention de l'alphabet, système d'écriture apte à noter avec un ensemble réduit de signes n'importe quelle suite de sons articulés de notre appareil phonatoire, a représenté une véritable révolution.
Les écritures antérieures, qui utilisaient aussi des signes pour leur valeur phonétique, comme les syllabaires * cunéiformes, étaient complexes et employaient par ailleurs un certain nombre de signes non phonétiques : déterminatifs, classificateurs, indicateurs grammaticaux. Le système alphabétique relève d'une convention : il faut accepter qu'il n'y ait pas de lien entre le sens du texte écrit et le dessin des caractères utilisés.
Toutefois, les écritures alphabétiques n'en continuent pas moins de s'appuyer sur la force visuelle de l'image. Bien souvent, la lecture alphabétique identifie le sens des mots en fonction de leur silhouette idéographique. Par ailleurs, l'orthographe, en français par exemple, établit par des signes souvent muets des différences de sens imperceptibles à l'oreille.
 
Le système alphabétique est un système simple, puisqu'il n'utilise en moyenne qu'une trentaine de signes ; il est donc potentiellement très démocratique et son apprentissage à la portée de tous.
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