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l'aventure des écritures

L'alphabet hébreu : l'écriture de la Bible

Au Ier millénaire av. J.-C. (960-585), les Hébreux ont adopté un système proche de l'alphabet phénicien, dit "paléohébraïque", qui subsiste dans l'écriture samaritaine jusqu'à nos jours.
Les plus anciennes inscriptions connues en écriture hébraïque sont la tablette de Gezer (vers 950 av. J.-C., époque du roi Salomon) et la stèle de Mesha (roi de Moab, vers 850 av. J.-C.).
 
Après l'exil à Babylone, l'écriture a abandonné les caractéristiques proprement lapidaires de l'écriture phénicienne et a évolué vers un modèle araméen.
À partir de 515 av. J.-C., on a utilisé une nouvelle écriture : son évolution a conduit à "l'hébreu carré", dont les caractères n'ont presque pas changé d'aspect jusqu'à nos jours, même si, au Moyen Âge, l'hébreu carré et son corollaire cursif * ont adopté un style et une manière propres à chaque aire géographique.
Les premiers textes de la Bible ont été notés en hébreu carré et c'est grâce à la Bible que la langue hébraïque a survécu et a pu renaître. Les lettres jouent un rôle important dans l'ornementation aussi bien que dans l'architecture ou dans l'art du livre, où leur utilisation s'élève à un raffinement et une subtilité extrêmes, dont la pratique de l'écriture micrographique * est un des symboles. Les valeurs numériques affectées aux lettres donnent un sens caché aux textes sacrés.
L'hébreu carré comporte 22 signes consonantiques qui s'écrivent de droite à gauche. Le texte écrit sans voyelles demeure partiellement indéterminé car, si le squelette consonantique exprime la racine du sens, il reste, selon la vocalisation choisie, susceptible de diverses interprétations. En prononçant le mot, le souffle humain donne vie aux lettres. Si les consonnes constituent le corps de l'écriture, les voyelles en sont l'âme. C'est le lecteur qui donne à l'écriture son réel accomplissement.
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