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l'aventure des écritures

Les écritures libyco-berbères

par Mohamed Aghali-Zakara et Jeannine Drouin
 
On trouve des témoignages des écritures libyco-berbères, apparentées entre elles par la forme, de l'archipel canarien aux confins libyens et de la Méditerranée aux pays sahéliens - Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad. Ces écritures seraient employées depuis vingt-cinq siècles, de l'Antiquité carthaginoise et romaine à l'époque contemporaine et encore aujourd'hui par les Touaregs sahariens et sahéliens.
 
Cette appellation générique recouvre différents types ayant des caractéristiques communes mais dont l'expansion dans l'espace et dans le temps a abouti à la diversification d'une partie des signes et de leur valeur. Ce qui leur est commun, c'est le graphisme géométrique fait de traits, de courbes et de points, associés ou isolés, qui composent des signes non cursifs (non reliés entre eux). Le tracé, sans découpage en mots, s'inscrit selon des orientations verticales, horizontales ou en boustrophédon *. Les signes ne représentent que des consonnes.
 
L'aire d'extension de ces écritures libyco-berbères correspond approximativement à celle des différents parlers berbères actuellement vivants ou disparus.
On distingue :
-  les écritures libyques de la période antique, au nord de l'Afrique ;
- les écritures rupestres de périodes indéterminées, de l'Atlas saharien (Algérie), du Haut-Atlas (Maroc), du Sahara et du Sahel, de l'archipel canarien ;
- les tifinagh, caractères de l'écriture touarègue d'Algérie, de Libye, du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Aire d'extension des écritures libyco-berbères de l'Antiquité à nos jours
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