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l'aventure des écritures

Les principes de l'écriture arabe

par Gérard Troupeau
L'écriture arabe est une écriture sémitique, dérivée d'un alphabet araméen, qui apparaît au VIe siècle en Syrie, dans une dédicace datée de 512. Elle comporte vingt-huit lettres, mais elle ne dispose en réalité que de quinze caractères, treize consonnes étant notées au moyen de neuf lettres qui servent à noter plusieurs consonnes. Pour distinguer les différentes consonnes notées par une même lettre, on utilise des points simples, doublés ou triplés, placés sur ou sous la lettre. Comme la plupart des écritures sémitiques, l'arabe n'indique que les trois voyelles longues au moyen des lettres notant la consonne glottale et les deux semi-voyelles ; après avoir utilisé des points pour indiquer les trois voyelles brèves, il a emprunté au syriaque trois signes, dérivés des voyelles grecques, qui sont suscrits ou souscrits. L'arabe s'écrit de droite à gauche, et toutes les lettres, sauf cinq, se lient à la suivante ; en finale, sept lettres se terminent par un appendice placé sur ou sous la ligne ; il n'y a pas de majuscules.

Les vingt-huit lettres de l'alphabet peuvent être rangées selon l'ordre traditionnel des vingt-deux lettres des alphabets sémitiques, avec leur même valeur numérique, suivies des six lettres propres à l'arabe ; ou selon un ordre mnémotechnique dans lequel les lettres semblables, distinguées par des points, sont groupées les unes à la suite des autres. L'écriture arabe sert à noter de nombreuses langues non sémitiques : iraniennes, turques, indiennes, malaises et africaines ; pour noter les sons de ces langues qui n'existent pas en arabe, on utilise des points conférant au caractère arabe une nouvelle valeur phonétique.

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