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l'aventure des écritures

L'écriture égyptienne

L'écriture hiéroglyphique est apparue presque en même temps que l'écriture cunéiforme à la fin du IVe millénaire. Elles se sont éteintes à quelques siècles à peine d'intervalle, après n'avoir cessé de se complexifier.

Dans la civilisation égyptienne comme dans la civilisation mésopotamienne, l'écriture semble née d'un besoin pratique. Sur les bords du Nil comme auprès du Tigre et de l'Euphrate, l'écriture, au service d'un pouvoir politique et religieux fortement centralisé, s'est développée aussi comme un instrument de culture et de pensée. Ces deux écritures ont utilisé assez vite un système de notation mixte, idéographique et phonographique.

Mais il faut relever entre les deux systèmes une différence essentielle.
 
Si l'écriture cunéiforme a évolué de manière spectaculaire vers l'abstraction, l'écriture hiéroglyphique, en revanche, au cours de trois millénaires et demi d'histoire, a conservé un caractère figuratif et esthétique ; à l'époque ptolémaïque, le nombre des signes a augmenté afin d'accroître le pouvoir expressif de l'image qu'ils véhiculent. La notation phonétique n'a ainsi jamais supprimé la notation idéographique, elle l'a complétée.