Au IX
e siècle, les moines Cyrille et Méthode évangélisent les Slaves et deux écritures apparaissent dans les textes liturgiques : le glagolitique, dont certains caractères complémentaires du grec viendraient de l'hébreu, et le cyrillique, qui dériverait du glagolitique.
À partir du XIII
e siècle, les orthodoxes slaves n'utiliseront plus que le cyrillique.
De l'alphabet grec à l'alphabet latin
En Toscane, à partir des VI
e et V
e siècles av. J.-C., la civilisation étrusque s'est peu à peu éclipsée devant Rome. Si la langue des Étrusques reste encore mal connue, on sait que leur écriture, issue directement de l'alphabet archaïque grec de type occidental, a servi aux Romains vers le IV
e siècle av. J.-C. pour créer leur propre alphabet.
Au III
e siècle av. J.-C., cet alphabet comportait dix-neuf lettres. Le G fut créé à partir du C ; vers le Ier siècle av. J.-C., on a emprunté directement au grec les lettres X, Y et Z.
Grâce à la puissance de l'Empire romain, cet alphabet s'est imposé sur une vaste aire géographique. Il se déployait sur divers supports : inscriptions sur pierre, terre cuite, métal, papyrus. Peu de documents sur papyrus nous sont parvenus directement de l'Antiquité grecque et latine ; c'est grâce à des copies dont les plus anciennes remontent au IV
e siècle de notre ère que les textes ont été conservés ; beaucoup ont été perdus.
Depuis le XIX
e siècle, on a découvert en Égypte des papyrus latins qui, bien qu'en petit nombre, renouvellent l'histoire de la papyrologie.
