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l'aventure des écritures

Postérité de l'alphabet grec

L'alphabet grec va servir de modèle à d'autres peuples de langues indo-européennes (ou caucasiennes). Sa propagation suit les conquêtes d'Alexandre le Grand et l'expansion du christianisme. Emprunté par les Égyptiens vers le IIIe siècle avant notre ère pour noter leur langue à son ultime stade, il donne l'écriture copte.

Au IVe siècle apr. J.-C., Wulfila, évêque d'origine cappadocienne, convertit les Goths et traduit la Bible en mettant au point, à partir des lettres grecques, l'alphabet gothique. Les Arméniens et les Géorgiens, devenus chrétiens, créent au début du Ve siècle leur propre alphabet, partiellement inspiré du grec, pour transcrire dans leur langue respective les textes sacrés, écrits jusque-là en grec et en syriaque. La tradition attribue à l'évêque Mesrop l'invention des deux alphabets.

Au IXe siècle, les moines Cyrille et Méthode évangélisent les Slaves et deux écritures apparaissent dans les textes liturgiques : le glagolitique, dont certains caractères complémentaires du grec viendraient de l'hébreu, et le cyrillique, qui dériverait du glagolitique. À partir du XIIIe siècle, les orthodoxes slaves n'utiliseront plus que le cyrillique.
 

De l'alphabet grec à l'alphabet latin

En Toscane, à partir des VI e et Ve siècles av. J.-C., la civilisation étrusque s'est peu à peu éclipsée devant Rome. Si la langue des Étrusques reste encore mal connue, on sait que leur écriture, issue directement de l'alphabet archaïque grec de type occidental, a servi aux Romains vers le IVe siècle av. J.-C. pour créer leur propre alphabet.
Au IIIe siècle av. J.-C., cet alphabet comportait dix-neuf lettres. Le G fut créé à partir du C ; vers le Ier siècle av. J.-C., on a emprunté directement au grec les lettres X, Y et Z.
Grâce à la puissance de l'Empire romain, cet alphabet s'est imposé sur une vaste aire géographique. Il se déployait sur divers supports : inscriptions sur pierre, terre cuite, métal, papyrus. Peu de documents sur papyrus nous sont parvenus directement de l'Antiquité grecque et latine ; c'est grâce à des copies dont les plus anciennes remontent au IVe siècle de notre ère que les textes ont été conservés ; beaucoup ont été perdus.
Depuis le XIXe siècle, on a découvert en Égypte des papyrus latins qui, bien qu'en petit nombre, renouvellent l'histoire de la papyrologie.
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