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l'aventure des écritures

Les principes de l'écriture hébraïque

 

L'alphabet hébreu

L'alphabet hébreu comporte 22 signes consonantiques qui s'écrivent de droite à gauche sans jamais se toucher. Les lettres hébraïques servent également de chiffres. Dérivée de l'alphabet carré, s'est développée une écriture cursive. Elle est utilisée surtout au Moyen Âge dans les bibles imprimées, l'écriture des commentaires qui se distinguent ainsi du texte biblique toujours écrit en caractères carrés.
 

Les lettres en fin de mots

Les lettres hébraïques s’écrivent de la même façon quelque soit leur place dans le mot à l’exception de cinq d’entre elles qui ont une graphie différente en fin de mot.

Les règles d'écriture

L'écriture des manuscrits, liturgiques ou profanes, est régie par certaines règles d'écriture. Les lettres sont séparées les unes des autres et ne se touchent jamais. Chaque lettre est un univers.
Dans les manuscrits de la Bible, les lettres s'accrochent à une ligne supérieure tracée à la pointe sèche. Cette ligne a aussi un sens symbolique car elle trace la limite entre l'écriture et l'au-delà de l'écriture. Seule la lettre Lamed dépasse cette ligne. Lamed veut dire "étude", "enseignement".
Pour les textes destinés à la lecture liturgique des règles strictes s'imposent : si des lettres se touchent, si elles dépassent la ligne, si les règles concernant les blancs dans la page ne sont pas respectée… le texte est dit passoul, inapte à la lecture liturgique.

Les blancs

La forme des lettres peut varier en fonction des impératifs de la mise en page, afin de ne pas laisser de blanc à la fin d’une ligne.
Le texte biblique, dans son écriture liturgique ne connaît ni voyelles, ni ponctuation. Seuls des blancs installent des respirations qui rythment le texte. Ces blancs déterminent des "passages" de texte ou parachiyot dits ouverts quand le blanc est en début de ligne et que le texte peut avoir une longueur indéfinie, ou dits fermés quand le blanc est situé en milieu de ligne ; le passage suivant doit avoir 9 caractères minimum.

Les caractères

Les caractères sont dits carrés car ils peuvent être tracés dans un carré. Les rouleaux de la Torah qui servent à la lecture liturgique dans les synagogues ne peuvent être écrit autrement qu'en alphabet carré. Dans les rouleaux liturgiques, certaines lettres sont surmontées d'éléments ornementaux appelés taguim. Ces fioritures au nombre d’une, deux ou trois ne modifient pas la prononciation.

Les voyelles

A l'origine l'hébreu ne comporte pas de signes vocaliques à l'exception de trois consonnes à valeur vocalique vav = o, ou ; hé = a ; yod = i é.
 
Les massorètes, savants grammairiens installés sur les bords du lac de Tibériade, sont les inventeurs du système de vocalisation au moyen de points situés au dessus et en dessous des lettres. Des points situés dans certaines lettres en modifient la prononciation : redoublement de la lettre ou modification de la prononciation. Ce système comprend 8 voyelles : 4 brèves et quatre longues. L'écriture des voyelles reste cependant un usage limité aux dictionnaires ou aux ouvrages à caractère pédagogique. Dans le texte biblique comme dans les textes littéraires la non écriture des voyelles laisse le texte ouvert au déchiffrement.
sof passouk
atnah

La ponctuation

Les massorètes ont mis en place un système de ponctuation du texte biblique qui lie ou sépare les mots et les groupes de mots en fonction du sens. Il est composé de deux types de signes placés au dessus ou au dessous de la syllabe accentuée des mots : les accents conjonctifs et les accents disjonctifs.
 
Parmi les plus importants, on trouve le trait vertical sous l’avant dernière syllabe qui indique la fin du verset et est suivi par deux points. L'atnah indique la moitié du verset et correspond à un point virgule, ou à une virgule.
D’autres signes situés au dessus ou au dessous indiquent qu’il convient de faire une légère pause après le mot.

La cantilation

La ponctuation, non seulement scande le texte mais constitue un système de notation musicale permettant de le chanter. Les signes de ponctuation trouvent leur origine dans les gestes que l’officiant accomplissait sur l’estrade afin de guider le lecteur de la Torah, lui indiquant pauses et respirations. Ces gestes ont été retranscrits et incorporés au texte.
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