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l'aventure des écritures

L'écriture indienne

Attestée en Inde par des témoignages assez tardifs - si l'on exclut l'écriture indéchiffrée de l'Indus -, l'écriture s'inscrit dans un contexte religieux où la parole est fortement valorisée.
L'Inde ancienne s'est formé une écriture en modifiant l'araméenne et en en créant une autre destinée à évoluer et à se diversifier en de nombreuses formes. Beaucoup de ces formes restent aujourd'hui employées dans les pays qu'englobe le sous-continent (les divers États de l'Inde, Pakistan, Népal, Bangladesh, Ceylan) et, à l'extérieur de l'Inde, au Tibet et dans les pays du Sud-Est asiatique. Dans de rares cas, quelques écritures de l'extérieur ont été utilisées : la grecque (à l'époque d'Ashoka, en Afghanistan), la syriaque (parfois employée pour transcrire le malayalam, langue du sud de l'Inde). L'arabe (sous l'influence de l'islam) et la latine (en usage surtout à partir de la domination anglaise) jouent un rôle plus important. Les systèmes d'écriture proprement indiens sont phonétiques, l'unité de base étant la syllabe.