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l'aventure des écritures

Origines de l'imprimerie

par Danièle Memet

Chine, XIe siècle

Les premiers essais d'impression au moyen de caractères mobiles sont l'œuvre de Bi-Cheng, forgeron alchimiste, qui réalise des cubes en terre sculptés, cuits et collés dans un cadre de fer au moyen de cire et de résine.
 

Corée, XIVe siècle

Les Coréens exploitent leur savoir-faire en matière de gravure métallique pour fabriquer des monnaies et l'adaptent pour créer des "types" en bronze. Un des premiers ouvrages imprimés à partir de caractères métalliques est le Traité bouddhique ou Chiksimgyong du moine Kyonghan (1298-1374), imprimé en Corée en 1377 et conservé à la Bibliothèque nationale de France. C'est le plus ancien connu actuellement.
 
Les premières grandes impressions recensées à ce jour en caractères mobiles métalliques datent de la dynastie des Yi.
 
T'aejo règne de 1392 à 1398, et la dynastie qu'il fonde régnera jusqu'en 1910. Très rapidement, il choisit pour capitale Séoul. Durant les premières années de son règne, il codifie la nouvelle politique nationale d'après le confucianisme. Le livre est donc le vecteur privilégié pour la diffusion de cette nouvelle doctrine d'État.
 
Plus tard, un de ses successeurs, le roi Sejong (1418-1450), lance une réforme de l'alphabet et dirige la création des caractères kabin fondus en plomb en 1434. Ces caractères correspondent à l'apogée de la typographie coréenne ; ils ont été refondus cinq fois au cours des siècles suivants et il y a eu peu de changements jusqu'au XIXe siècle, date de l'introduction des techniques modernes occidentales.
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