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l'aventure des écritures

L'art du typographe

par Danièle Memet

Le graveur de poinçons des débuts de l'imprimerie et le créateur de caractères du XXIsiècle doivent tous deux posséder parfaitement la structure de la lettre, qu'elle soit latine, orientale ou extrême-orientale, sa graisse, sa chasse, son corps auxquels s'ajoutent, pour les caractères latins, la présence ou non d'empattements ou de semi-empattements, l'usage des bas de casse et des capitales ou même des petites capitales. Ils gèrent aussi l'ensemble du texte, la justification, l'interlettrage...
 
Ils ont appris à regarder un caractère, à analyser ses composantes et à les identifier par un vocabulaire spécifique.
 
En Occident, depuis la naissance de l'imprimerie, une grande variété de polices de caractères a été créée. Les typographes sont souvent également imprimeurs et quelquefois éditeurs. L'histoire de la typographie occidentale est jalonnée par les grandes dynasties d'imprimeurs et de typographes (Alde Manuce, Elzévir, Bodoni, Didot...).
 
Devant cette prolifération de caractères latins, le XIXe et surtout le XXe siècle occidental ont vu l'éclosion de classifications. Les professionnels réfléchissant sur leur métier ont matérialisé dans des traités leur savoir et leur savoir-faire.
 
Apparu au début du XXe siècle, le métier de graphiste a été reconnu par les dictionnaires dans les années 1970. Il se situe entre l'éditeur, l'imprimeur et le créateur de caractères. Le graphiste, ou directeur artistique, met en page et "en scène" les caractères et les visuels.
 
Et la science du "typographe", de celui qui "écrit l'empreinte", s'exerce dans des domaines aussi divers que la presse, l'industrie, les institutions, à travers l'affiche, la signalétique, l'édition papier ou multimédia.
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