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l'aventure des écritures

De la scriptura continua à la mise en page poétique

Activités
Une fois saisies toutes les valeurs et les fonctions du blanc, c'est au tour des élèves, à la suite des poètes, de se les approprier, dans une démarche réflexive et critique ou dans une démarche créative.
Les élèves pourront se faire tour à tour auteurs, éditeurs et critiques. Ils auront l'occasion de se confronter à la page blanche, de se familiariser avec les outils de base du traitement de texte, d'élaborer une argumentation appuyée sur un lexique technique maîtrisé pour rendre compte de leur démarche, de développer leurs compétences orales en échangeant leurs idées et en s'essayant à la lecture expressive des textes produits. Dans ces activités l'usage des TICE semble incontournable.

Distinguer les mises en page d'un texte en prose et d'un texte poétique :

-  On propose un texte bref sans aucune mise en forme, en scriptura continua, et on demande aux élèves de le mettre en page à l'aide d'un traitement de texte de base.
-  On propose le même exercice avec un texte poétique court.
-  Après projection en classe d'une sélection de textes,  on échange sur les différentes valeurs du blanc selon la nature des textes.
-  Travail à la maison : on demande une petite argumentation qui fasse la synthèse des remarques faites en classe, avec comme contraintes de mettre en page son texte et d'employer dans ses analyses le vocabulaire de la typographie découvert dans le glossaire du site.

Du brouillon à la page publiée :

-  On propose un travail d'écriture sous contraintes, écriture de forme brève type haïku, ou au contraire libérée, type écriture automatique, cadavres exquis … les élèves écrivent sur une feuille blanche.
-  Les élèves tapent leur texte d'abord sans le mettre en forme puis, à la suite de la version brute du texte, ils proposent une mise en page inventive qui fasse sens.
-  Les poèmes sont mis en commun et font l'objet d'une publication à l'aide d'un logiciel d'édition ou sous la forme d'un recueil numérique : les élèves sont alors placés dans la posture de l'éditeur qui est confronté à des problèmes techniques et à des choix éditoriaux.
-  Ce travail peut être prolongé par un retour réflexif sur les différentes valeurs du blanc à travers les différentes étapes de l'écriture, de la page à écrire à la page à lire.
-  Il peut aussi donner lieu à une initiation au commentaire en amenant les élèves à construire une argumentation sur les choix de leur mise en page et le surcroît de sens qu'elle apporte à leurs textes. Il peut alors être intéressant de confronter les analyses des élèves-auteurs avec celle des élèves-lecteurs pour faire prendre conscience des intentions du texte qui peuvent dépasser celles des auteurs.

De la page écrite à la page lue : faire entendre le blanc du texte

 
-  Les élèves écrivent et mettent en page leur texte.
-  A chaque étape, ils proposent une lecture de leur texte en se servant d'un logiciel libre de capture de son : par la confrontation des lectures de la version brute du texte et de sa version élaborée, on pourra ainsi mesurer l'impact du blanc dans la rythmique et l'émission sonore du texte, la lecture expressive devant rendre compte des intentions rendues visibles par la mise en page.
-  Il pourra être intéressant de confronter les lectures expressives d'un même texte.
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