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l'aventure des écritures

La matérialité de l'écriture

Parcours pédagogique
Les élèves sont invités à rechercher l’étymologie du mot écrire.
L’écriture est un acte concret. Le mot lui-même garde trace de cette matérialité. En effet, étymologiquement en grec d’abord, "γράφειν", traduit communément par notre verbe "écrire", c’est plus précisément écorcher, égratigner, tracer des signes, graver. En latin, "scribere"a le même sens. En effet, le "scrupus" est la petite pierre pointue avec laquelle on raye la pierre, le bois ou la cire. Avant de vouloir dire "écrire", "scribere", c’est l’action de rayer avec un objet pointu, de tracer, de graver, de creuser avec un poinçon. L’étymologie nous renvoie donc à un geste précis, à un véritable corps à corps avec une matière, à une pensée aux prises avec la matière à travers les intuitions et les agilités de la main. S’intéresser à la matérialité de l’écriture, à son inscription sur des supports est une manière d’entrer dans l’essence même de l’acte d’écrire.

La diversité des supports de l'écrit

Les élèves sont invités à inventorier les supports de l’écrit à notre époque
Sur quoi écrit-on aujourd’hui ?
Les premières réponses feront immédiatement émerger la prédominance du papier et du numérique comme supports dominants aujourd’hui de la transmission des textes.
Quels supports de l’écrit connaissent ils ?
Réponses attendues : papier, ordinateur, tableau noir, téléphone portable, console de jeu, tissu, arbre dans la nature, sol etc…
Une fois cette première liste établie, les élèves sont invités à la compléter.
La classe peut faire un tour près du collège, dans la rue, et observer l’environnement. Chaque élève note au moins sept supports non mentionnés en classe.
Les élèves peuvent aussi être invités à conduire cette recherche individuellement, éventuellement à prendre des photos.
Quels nouveaux supports d’écriture ont-ils observé dans leur environnement?
Réponses attendues : plaque de métal, enseigne lumineuse, écran de la gare, parterre fleuri, verre des vitrines de magasin, goudron, vêtements, alimentation …
Au final, il apparaît que les supports de l’écrit dépendent certes des ressources disponibles à proximité mais que dans l’absolu on peut écrire sur n’importe quoi.

Supports courants, supports d’usage

Si le papier et les supports numériques sont à notre époque les supports courants du texte, notamment celui du livre, les élèves ont vu que nous continuons à écrire sur n’importe quoi. Il en a été de même à d’autres époques. Ils sont invités parmi une série de documents à dégager ceux qui ont été le support courant du texte dans diverses civilisations et ceux qui n’étaient que des supports occasionnels, liés à un usage très particulier.
Documents à consulter
 
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