l'aventure des écritures

écriture et sacré

l'écriture du nom divin

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De la même manière, le texte biblique est ponctué d'une multiplicité de noms divins : Élohim, Adonaï, Élyon... tous attestant l'impossibilité d'embrasser les infinis aspects de Dieu. De leur multiplicité se détache le nom suprême. Dans la tradition islamique, il est interprété comme étant l'un des noms révélés, sans que l'on sache duquel il s'agit. Dans la tradition hébraïque, le nom suprême
révélé à Moïse au buisson ardent, le tétragramme de YHWH, devient peu à peu imprononçable. Aux quatre consonnes muettes on substitue à la lecture les voyelles du nom Élohim ou Adonaï dont l'indication est généralement délivrée dans la marge. Ainsi, dans la tradition juive comme dans la tradition arabe, le nom divin est-il à la fois écrit et caché.