l'aventure des écritures

le cunéiforme

 

de l'image à l'abstraction

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Enfin, l'écriture joue sur l'homophonie des signes. Largement monosyllabique, la langue sumérienne est riche en homophones (plusieurs objets ou concepts se prononcent de la même façon) ou en sons voisins distingués dans la langue parlée par une nuance de ton. Plusieurs mots ou concepts, se prononçant d'une façon semblable ou proche et notés au départ par des idéogrammes différents, ont ensuite été écrits arbitrairement par un seul de ces idéogrammes,
selon le principe de nos rébus. En sumérien par exemple, 16 signes différents (classés aujourd'hui de 1 à 16) se prononcent tous DU, mais ont des significations distinctes. On a alors eu l'idée de noter le son DU arbitrairement par un seul de ces signes : ainsi, le signe du "pied" (DU1) sert à écrire le verbe "faire" (DU3).