Ethica ad Nicomachum d'Aristote, en grec
Glose manuscrite ajoutée dans les marges
par Constantin Palaeocappa
Venise, Alde Manuce, juin 1498.
In-folio, édition princeps, exemplaire enluminé, reliure signée Motet
BnF, Réserve des livres rares, *E. 3
© Bibliothèque nationale de France
Les œuvres grecques d'Aristote en cinq in-folio, parues de 1495 à 1498, constituent la pièce maîtresse de l’ambitieux programme d’édition consacré aux textes grecs qu’Alde Manuce mit en œuvre à partir de 1495. Unanimement saluée par les humanistes de son temps, l’édition d’Aristote établit d’emblée la réputation de l’imprimeur. L’Éthique à Nicomaque exposée ici en est extraite.

Le volume fut présenté par le scribe crétois Constantin Palaeocappa à Henri II dont les armes, les emblèmes et le chiffre figurent dans les bordures peintes qui entourent le début du texte et l’épître dédicatoire au roi, qui lui fait face. À en croire cette dernière, la glose manuscrite en grec ajoutée dans les marges serait due à saint Basile.

Palaeocappa est cependant aussi connu pour les faux qu’il fabriquait. Sa méthode était toujours la même : il empruntait des extraits à des sources diverses, manuscrites ou imprimées, les réunissait en y ajoutant, çà et là, des morceaux de son cru, puis mettait le tout sous un nom connu ou l’attribuait à un auteur fictif.
Dans le cas de la prétendue glose de saint Basile, il n’en fut pas autrement : elle est composée d’extraits, qui restent pour la plupart à identifier.

 
 

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