Inscription oraculaire
Chine, XIVe-XIe siècle av. J.-C..
Plastron de tortue incomplet, H. 11 cm
Musée national des arts asiatiques-Guimet, CCF S. 18
© photo Musée Guimet, Droits réservés
La scapulomancie, ou divination par l'écaille de tortue, trouve son plein essor à la fin des Shang. Le grand plastron du musée Guimet date précisément de cette période : XIVe-XIe siècle. Il atteste l'activité du devin sous le règne de Gengding, vingt-sixième souverain de la dynastie.
L'inscription est disposée selon quatre colonnes verticales avec une lecture de bas en haut en commençant par l'extrême droite, puis l'extrême gauche, le centre droit et finalement le centre gauche. Dix-huit divinations au total, pratiquées tous les dix jours, reprennent la même formule : " Le jour untel, on a opéré une pyromancie pour savoir si dans la décade à venir il n'y aura pas de malchance. "
Ce qui fait l'intérêt de cette pièce, c'est qu'elle note six mois de pronostics signés d'un devin célèbre et sans doute âgé, puisqu'il œuvrait déjà sous Wuding, le plus grand des autocrates des Shang.
 
 

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