Édit d'Ashoka sur pilier
Caractères brâhmî, langue indo-aryenne
Delhi-Topra (Inde).
Reproduit dans Amulyachandra Sen, Asoka's Edicts, Calcutta, publié pour The Institute of Indology par The Indian Publicity Society, 1956
Huit ans après son sacre, l'empereur Ashoka (sanscrit, Asoka en pali), de la dynastie maurya, conquiert le royaume du Kalinga, sur la côte orientale de l'Inde. Puis, se repentant des massacres de la guerre, il se convertit au bouddhisme. Dès lors, il emploie son pouvoir politique à établir le règne de la Loi (dharma), qui est bonté et tolérance religieuse.

Dans tout son empire, qui s'étend sur une large partie de l'Inde et déborde sur l'actuel Afghanistan, les édits qu'il fait graver louent la frugalité, l'absence de violence, la déférence envers parents, brahmanes et ascètes, les égards envers esclaves et domestiques, l'obéissance aux maîtres.
Ils encouragent la construction de puits et la culture des arbres et des plantes médicinales pour le bien-être des hommes et des animaux. Ils limitent le meurtre de ces derniers et recommandent la bienveillance envers eux.

Ces inscriptions se situent dans des sites d'accès facile : les fonctionnaires de l'empereur et sans doute une partie du peuple devaient pouvoir les lire. Suivant le précepte du Bouddha, le texte en fut adapté aux langues et dialectes locaux. Les lapicides le gravèrent dans les diverses écritures de l'époque.

 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu