La Divine Comédie de Dante
avec le commentaire de Benvenuto da Imola
Venise, deuxième quart du XVe siècle.
BnF, Manuscrits, italien 78, f° 53v°-54r°
© Bibliothèque nationale de France
Fin du onzième et début du douzième chant de l’Enfer. Par degré, le poète descend à la rencontre des esprits maudits afin d’apprendre « comment et pourquoi ils y sont entassés », de connaître leur peine et d’en tirer enseignement.

La Divine Comédie se compose de cent chants : les trente-quatre premiers décrivent la traversée des neuf cercles de l’Enfer, que le poète effectue sous la conduite de l’auteur de l’Énéide, Virgile ; au cours des trente-trois chants suivants, il gravit, toujours guidé par Virgile, les neuf assises superposées du Purgatoire ; enfin, les trente-trois derniers chants sont consacrés à l’ascension qui, sous la conduite de Béatrice, mène le poète à travers les neuf cieux du Paradis jusqu’au but ultime de son voyage, l’Empyrée.

Cette mise en page vénitienne particulièrement harmonieuse, à usage des lettrés, illustre bien le mouvement de retour sans entrave au texte original, caractéristique de l’humanisme européen. Le commentaire a cessé d’être un chemin d’accès obligatoire au texte. C'est le texte de Dante qui occupe ici le centre de la page. Il est indépendant de son commentaire, même si, entre eux, des liens de lecture sont assurés par un élégant jeu de couleurs.

 
 

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