Le Temps retrouvé de Marcel Proust
Manuscrit autographe, 125 f., 33 x 24 cm
BnF, Manuscrits, Nouv. acq. fr. 16727, f° 7
© Bibliothèque nationale de France
À l’époque du Contre Sainte-Beuve, Proust a déjà l’intention de clore son roman sur le thème de la fuite du temps. Dans un cahier de 1909 figure une "soirée" chez la princesse de Guermantes, devenue "matinée" dans des brouillons de 1910-1911, au cours de laquelle le Narrateur constate les ravages opérés par le temps sur les personnes qu’il a connues dans sa jeunesse. Mais Proust a toujours repoussé à la fin de son œuvre Le Temps retrouvé, qui s’imposait à lui comme sa conclusion.
Dans la série des vingt cahiers contenant la mise au net de la Recherche, Le Temps retrouvé occupe les six derniers, enrichis de longues "paperoles". Rédigé en 1917-1918, le texte s’est considérablement modifié au cours des années, notamment avec l’introduction des épisodes de la guerre. Mais le "bal de têtes" est resté pour témoigner de la marche inexorable du temps.
 
 

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