Compte rendu d'un acte officiel
Haute-Égypte, Nouvel Empire, XIXe dynastie, règne de Ramsès II, 1226 av. J.-C..
Pierre, encre au carbone, 8 x 12,4 cm
Musée du Louvre, Antiquités égyptiennes, N 2261
© Musée du Louvre/ Georges Poncet
Ce caillou portant des inscriptions à l'encre est l'un des très nombreux témoignages écrits livrés par la rive gauche de Thèbes, l'actuelle Louxor, en Égypte.
Moins onéreux que le papyrus, dont les livraisons faisaient l'objet d'un contrôle, des débris de vases ou de simples éclats de pierre étaient utilisés comme supports d'écriture.

On les désigne sous le terme d'" ostraca " (au singulier " ostracon ") du grec ostrakon, " coquille ". Des milliers de pièces de ce type ont été découvertes lors des fouilles archéologiques. Elles sont les témoins privilégiés à partir desquels on peut reconstituer le quotidien de l'Égypte pharaonique car ils étaient d'usage courant pour rédiger lettres, documents administratifs, listes et comptes. De fait, ils sont écrits à l'aide des cursives égyptiennes : hiératique et démotique.

Le présent ostracon porte un court texte en hiératique. Il est daté du vingt-troisième jour du troisième mois de la saison de l'inondation, en l'an 53 du règne de Ramsès II. Il mentionne deux des nombreux fils du roi : Séthi, dont la mère est la reine Néfertari, propriétaire de la magnifique tombe peinte de la Vallée des Reines, et l'un de ses frères, Séthiherkhepechef.
Il s'agirait du compte rendu laconique d'un acte accompli par les deux princes, en présence de responsables de l'administration de la nécropole thébaine, probablement en rapport avec des tombes royales.

 
 

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