Auguste, empereur
(27 av. J.-C.-14 apr. J.-C.)
Atelier de Lyon, émission de 10 av. J.-C..
Or, étalon romain : aureus, diam. 19 mm, 7,92 g
BnF, Monnaies, Médailles et Antiques, AF 219 (Trésor d'Ambenay)
© Bibliothèque nationale de France
Dès les origines de la monnaie en Occident, le type monétaire (c'est-à-dire le motif iconographique figuré sur la monnaie), d'abord seul, puis renforcé par une légende, garantit la valeur intrinsèque du métal frappé. En général, le type et la légende sont différents pour chaque métal, chaque module, chaque dénomination.
Toutefois, lorsque Crésus instaure le bimétallisme (usage séparé de l'or et de l'argent, en lieu et place de l'électrum, mélange " naturel " d'or et d'argent qui donnait lieu à toutes les manipulations de titre), il imprime le même type sur les créséides d'or et sur celles d'argent, garantissant ainsi, outre la valeur, le rapport (ou ratio) des deux métaux entre eux.
L'Empire achéménide perpétue cette nouvelle garantie de la ratio, et l'on peut constater des identités de coin entre dariques d'or et sicles d'argent. Il n'est pas impossible que le même souci d'une garantie de la ratio soit présent dans la pratique romaine de frappes or/argent avec les mêmes coins.
 
 

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